SCÈNE IIL LE DUC DE VENDÔME, ADELAÏDE, TAISE
VENDÔME
Enfin c est trop attendre, enfin je dois eonnattre, («>
Dans les derniers momens qui me restent pent-ètie ,
Si , volant aux combats , j'y dois porter un cœur
Accablé d'infortune ou fier de son bonheur.
La discorde sanglante afflige ici la terre;
Vos jours sont entourés des pièges de la guerre.
J'ignore à quel destin le ciel veut me livrer ; (t)
Mais si d'un peu de gloire il daigne m'honorer.
Cette gloire, sans vous obscure et languissante,
Des flambeaux de l'hymen deviendra plus brillante.
Souffrez que mes lauriers, attachés par vos mains ;
Écartent le tonnerre et bravent les destins ;
Ou, si le ciel jaloux a conjuré ma perte,
Souffrez que de nos noms ma tombe au moins couverte,
Apprenne à: l'avenir que Vemi&me amoureux
Expira votre époux, et périt trop heureux.
ADEf.Ah>S. '
Tant d*honneurs, tant d'amour, servent à me confondije. Prince.... Que lui dirai-je? et comment lui répondre? Ainsi, seigneur.... Çoucy lie vous a. poii\t parlé ?
VENDOME
Non, madame.... D'où vient que votre cœur troublé Répond en frémissant à ma tendresse extrême P Vous parlez de Coucy, quand Vendôme vous aime !
ADELAÏDE
Prince , s'il était vrai que ce brave Nemours