‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 52 sur 446 · SCÈNE IIL LE DUC DE VENDÔME, ADELAÏDE, TAISE · texte numérisé non relu

SCÈNE IIL LE DUC DE VENDÔME, ADELAÏDE, TAISE

VENDÔME

Enfin c est trop attendre, enfin je dois eonnattre, («>

Dans les derniers momens qui me restent pent-ètie ,

Si , volant aux combats , j'y dois porter un cœur

Accablé d'infortune ou fier de son bonheur.

La discorde sanglante afflige ici la terre;

Vos jours sont entourés des pièges de la guerre.

J'ignore à quel destin le ciel veut me livrer ; (t)

Mais si d'un peu de gloire il daigne m'honorer.

Cette gloire, sans vous obscure et languissante,

Des flambeaux de l'hymen deviendra plus brillante.

Souffrez que mes lauriers, attachés par vos mains ;

Écartent le tonnerre et bravent les destins ;

Ou, si le ciel jaloux a conjuré ma perte,

Souffrez que de nos noms ma tombe au moins couverte,

Apprenne à: l'avenir que Vemi&me amoureux

Expira votre époux, et périt trop heureux.

ADEf.Ah>S. '

Tant d*honneurs, tant d'amour, servent à me confondije. Prince.... Que lui dirai-je? et comment lui répondre? Ainsi, seigneur.... Çoucy lie vous a. poii\t parlé ?

VENDOME

Non, madame.... D'où vient que votre cœur troublé Répond en frémissant à ma tendresse extrême P Vous parlez de Coucy, quand Vendôme vous aime !

ADELAÏDE

Prince , s'il était vrai que ce brave Nemours

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