‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 6 sur 446 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

Ici tous les conquérans Bornent leur grandeur à plaire :

Les sages sont des amans; Ik cachent leurs cheveux blancs Sous les myrtes de Cytbère.

Mortels, suivez les Amours; Toute sagesse est folie.

Profitez de vos beaux jours :

Les dieux aimeront toujours ; Soyez dieux dans votre vie.

LA VOLÙPTB.

Ah ! quelle éclatante lumière Fait pâlir les clartés du beau jour <jui nous luit ? Quelle est cette nymphe sévère Que la Sagesse conduit?

CHOBUB.

Fuyons la Vertu cruelle; Les Plaisirs sont bannis par elle»

LA VBBTU.

Mère des Plaisirs et des Jeux, Nécessaire aux mortels, et souvent trop £itale ,

Non , je ne suis point ta rivale :

Je viens m* unir à toi pour mieux régner sur eux. Sans moi , de tes plaisirs Terreur est passagère ;

Sans toi, Ton ne m*écoute pas :

Il faut que mon flambeau t*éclaire ;

Mais j*ai besoin de tes appas.

Je veux instruire et je dois plaire.

Viens de ta main charmante orner la Vérité. Disparaissez , guerriers consacrés par la fable :

Un Aicide véritable Va paraître en ce lieu, comme vous enchanté.

Chantons sa gloire et sa faiblesse,

s PROLOGUE.

Et voyons ce hëros, par Tamour abattu,' Adorer encor la Vertu .

Entre les bras de la Mollesse.

CHOEUR DES SUIVABTS DE IiA TBETU,

Chantons, célébrons çn ce jour Les dangers cruels de Famour.

FIN DU PEOLOGUE.

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Vv^.'

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OPÉHA.

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