‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 63 sur 446 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

VENDÔME

Eh bien, cen est donc fait! l'ingrate, la parjure,

A mes yeux sans rougir étale mon injure :

De tant de trahison Tabîme est découvert ;

Je n avais qu'un ami, c'est lui seul qui me perd.

Amitié» vain fantôme, ombre que j'ai chérie.

Toi qui me consolais des malheurs de ma vie.

Bien que j'ai trop aimé, que j'ai trop méconnu,

Trésor cherché sans cesse , et jamais obtenu !

Tu m'as trompé, cruelle, autant que l'amour même;

Et maintenant, pour prix de mon erreur extrême.

Détrompé des faux biens, trop faits pour me charmer,

Mon destin me condamne à ne plus rien aimer.

Ce voilà cet ingrat qui, fier de son parjure.

Vient encor de ses mains déchirer ma blessure.

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