‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 62 sur 446 · ACTE II, SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE V

D'une cour qui me hait embrasse la défense; Que TOUS Toulez tous deux m'unir àyotre roi, Et de mon sort enfin disposer malgré moi. Vos discours sont les siens. Ah ! parmi tant d'alarmes, Pourquoi recourez*TOUs à ces nouvelles armes ? Pour gouverner mon coeur, l'asservir, le changer. Aviez- vous donc besoin d'un secours étranger? • Aimez, il suffira d'un mot de votre bouche.

ADELAÏDE

Je ne vous cache point que du soin qui me touche, A votre ami, seigneur, mon cœur s'était remis; Je vois qu'il a plus fait qu'il ne m'avait promis. Ayez pitié des pleurs que mes yeux lui confient ; Vous les fûtes couler, que vos mains les essuient. Devenez assez grand pour apprendre à dompter Des feux que mon devoir me force à rejeter. Laissez-moi tout entière à la reconnaissance.

VENDÔME

Le seul Coucy, sans doute, a votre confiance; Mon outrage est connu ; je sais vos sentimens.

ADELAÏDE

Voiis les pourrez , seigneur , connaître avec le temps , Mais vous n'aurez jamais le droit de les contraindre, Ni de les condamner, ni même de vous plaindre. Dun guerrier généreux j'ai recherché l'appui ; Imitez jui grande âme , et pensez comme lui.

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