‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 78 sur 446 · ACT« IV, SCENE I · texte numérisé non relu

ACT« IV, SCENE I

Je respecte mon frère, et je ne prétends pas Conspiver contre lui dans ses propres états. Écoute seulement la pitié qui te guide; Écoute un vrai devoir, et sauve Adélaïde.

▲ DBLAÎDB.

Hélas ! ma délivrance augmente mon malheur. Je détestais ces lieux, j'en sors avec terreur.

NEMOURS

Privez-moi par pitié d'une si chère vue :

Tantôt à ce départ vous étiez résolue,

Le dessein était pris , n'osez-vous lachever ?

ADSLAÏnB.

Ah ! quand j'ai voulu fuir , j'espérais vous trouver.

KBMOURS.

Prisonnier sur ma foi, dans l'horreur qui me presse,

Je suis plus enchaîné par ma seule promesse ,

Que si de cet état les tjrans inhumains

Des fers les plus pesans avaient chargé mes mains.

Au pouvoir de mon frère ici l'honneur me livre;

Je peux mourir pour vous j mais je ne peux vous suivre :

.Vous suivrez cet ami par des détours obscurs.

Qui vous rendront bientôjt sous ces coupables murs.

De la Flandre à sa voix on doit ouvrir la porte;

Du roi sous les remparts il trouvera l'escorta

Le temps presse, évitez un ennemi jaloux.

▲ nELAÎDB.

Je vois qu'il faut partir.... cher Nemours , et sans vous I

9EHOUBS.

L'amour nous a rejoints, que l'amour nous sépare.

▲ DBLAÎDB.

Qui ! moi ? que je vous laisse au pouvoir d'un barbare? Seigneur, de votre sang l'Anglais est altéré;

raiATAX. TOMM II. n

Ce saDg à ypire frère est-ildonc si sacré? Craindra-t-il d'accordw dans son oourrouz funeste, Aux alliés qu'il aime» un rival qu'il déleste?

NBMOUAS.

n n'oserait.

▲ nSLAÏDE.

Son coeur ne connaît point de frein ; 11 TOUS a menacé, menace-t-il en vain?

KEBIOUAS.

Il tremblera bientôt : le roi vient et nous vengée ; La moitié de ce peuple à ses drapeaux se range. Allez : si vous m'aimez , dérobez-vous aux coups Des foudres allumés, grondant autour de nous, Au tumulte, au carnage,. au désordre effroyable, Dans des murs pris d'assaut malheur inévitable : Mais craignez encor plus mon rival furieux, Craignez l'amour jaloux qui veille dans ses yeux. Je frémis de vous voir encor sous sa puissance^ Redoutez son amour autant que sa vengeance; Cédez à mes douleurs ; qu'il vous perde : partez.

▲ DELÀÎnB.

Et vous TOUS exposez seul à ses cruautés !

NBMOUAS.

Ne craignant rien pour vous, je craindrai peu mon frère; Et bientôt mon appui lui devient nécessaire.

Aussi^bien que mon oonir, jnes pas vous sont soumis. Eh bien ! vous l'ordonner, je pars et je frémis ! Je ne sais.... mais enfin , la fortune jalouse M'a toujours envié le nom de votre épouse.

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