‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 85 sur 446 · ACTE IV, SCENE V. io · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE V. io

VENDÔME, COUCY

Tsn d6ms.

Oui, cruelle ennemie, et plus que moi farouche, Oui, j*accepte rarrét prononcé par ta bouche; Que la main de la haine et que les mêmes coups Dans rhorreur du tombeau nous réunissent tous.

( D ttnnbe dans un fauteuil. ) COUCT.

1) ne se connaît plus , il succombe à sa rage.

yeudôme.

Eh bien ! souffiriras-tu ma honte et mon outrage? Le temps presse ; veux-tu qu'un rival odieux Enlève la perfide , et Vépouse à mes yeux ? Tu crains de me répondre ! attends-tu que le traître Ait soulevé mon peuple, et me livre à son maître?

COUGT.

le vois trop , en effet , que le parti du roi

Du peuple fatigué fait chanceler la foi.

De la sédition la flamme réprimée

Vit encor dans les cœurs, en secret rallumée. ,

VENDÔME

C*est Nemours qui Tallume, il nous a trahis tous.

COUCT.

Je suis loin d'excuser ses crimes envers vous ; La suite en est funeste , et me remplit d'alarmes. Dans la plaine déjà les Français sont en armes. Et vous êtes perdu', si le peuple excité Croit dans la trahison trouver sa sûreté. Vos dangers sont accrus.

xû4 ADELAÏDE DU GUESCLIN,

^ YENDàxB.

Eh bien ! que tàViUil faire ?

COUCT.

Les prërenir, dompter l'amour et la colère. Ayons encor, mon prince, en cette extrémité. Pour prendre un parti sûr, assez de fermeté. Nous pouvons conjurer ou braver la tempête ; Quoi que vous décidiez, ma main est toute prête. Vous vouliez ce matin , par un heureux traité , Apaiser avec gloire un monarque irrité; Ne vous rebutez pas : ordonnez, et j'espère Signer en votre nom cette paix salutaire : Mais s'il vous faut combattre, et courir au trépas, Vous savez qu'un ami ne vous survivra pas.

VENDÔME

Ami, dans le tombeau laisse-moi seul descendre; Vis pour servir ma cause , et pour venger ma cendre ; Mon destin s'accomplit , et je cours l'achever : Qui ne veut que la mort est sûr de la trouver : Mais je la veux terrible, et lorsque je succombe ^ Je veux voir mon rival entraîné dans ma tombe.

COUCT.

Comment! de quelle horreur vos sens sont possédés !

VENDÔME

Il est dans cette tour, où vous seul commandez : Et vous m'avez promis que contre un téméraire....

COtICT.

De qui me parlez-vous , seigneur ? de votre frère ? (/)

Non , je parle d'un traître et d'un lâché ennemi y D'un rival qui m'abhorre , et qui m'a tout ravi* L'Anglais attend de moi la tête du paijure. .

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