‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 94 sur 446 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

VENDÔME, ADELAÏDE, COUCY

concT.

Ah ciel ! que faites-Tous P

XHiATEX. TOXS II. g

ïi4 ADELAÏDE DO OUESCtIN,

( On le dësaroné. )

Laisse-moi me panir et me rendre jusiioe.

Vous , d*un assassinât vous êtes le complice ? Ministre de mon crime, as-tii pu m'obéir?

GOUGT.

le TOUS ayais promis, seigneur, de vous servir.

VBI«nÔMS.

Malheureux que je suis ! ta sévère rudesse A cent fois de mes sens combattu la faiblesse ; Ne devais-tu te rendre à mes tristes souhaits Que quand ma passion t^ordonnait des for&its? Tu ne m*as obéi que pour perdre mon frère l

GOVCT.

Lorsque j*ai refusé ce sanglant minbtère , Votre aveugle courroux n'allait-il pas soudain ; Du soin de vpus venger charger une autre main ?

VENDÔME. • ,

L'amour, le seul amour, de mes sens toujours maître,

En m'ôtant ma raison , m'eut excusé peut-être :

Mais toi , dont la sagesse et lés réflefxlons

Ont c^lmé dans ton sein toiltes le^ passioiis ,

Toi , dont j'avais tant craint' Tesprit fetme et )4^dé ^

Avec tranquillité permettre un parricide !

COUCT.

Eh bien ! puisque la honte avec le repentir , Par qui la vertu parle à qui peut la trahir. D'un si juste remofds ont pénétré votre âme; Puisque, malgré l'excès de votr^ aveugle flamme, An prix de votre sang vous voudriez sauver Ce sang dont vos fureurs ont voulu vous priver ;

Page 1