‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 96 sur 446 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

VENDÔME , ADELAÏDE , NEMOUBS , COUCY

NsMOuas !

• VSNnÔMS.

Mon frère ! .

ADELAÏDE

Ah ciel !

VBNDÔjfS.

Qui laurait pu penser?

HBMOUftS, s'araoçant dn fond dn théâtre.

Tose encor te revoir, te plaindre et t'embrasser.

VENDÔME

Mon crime en est plus ^and, puisque ton cœur l'oublie.

ADELAÏDE

Coucy , digne héros , qui me donnez la vie !

n là donne à tous trois.

COVGT.

Un indigne assassin Sur Nemours à mes yeux avait 4evé la main ; . Pai frappé le barbare ; et, prévenant encore Les aveugles fureurs du feu qui vous dévore. J'ai bit donner soudain le signal odieux ,

ii6 ADELAÏDE DU GUESCLIX,

Sûr que le repentir vous ouvrirait les yeux.

▼ENDÔMfi.

Après ce grand exemple et ce service insigne , Le prix que je t'en dois , c'est de m'en rendre digne. Le fardeau de mon crime est trop pesant pour moi; Mes yeux, couverts d'un voile et baisses devant toi. Craignent de rencontrer, et les regards d'un frère, Et la beauté fatale à tous les deux trop, chère.

NBMOUES.

Tous deux auprès du roi nous voulions te servir. Quel est donc ton dessein ? parle.

▼BHOÀltB.

De me punir, De nous rendre à tous trois une égale justice, D'expier devant vous, par le plus grand supplice, Le plus grand des forfadts, où la fatalité. L'amour et le courroux m'avaient précipité. J'aimais Adélaïde, et ma flamme cruelle Bans mon cœur désolé s'irrite encor pour elle. Goucy sait à quel point j'adorais ses appas , Quand ma jalouse rage ordonnait ton trépas ; Dévoré, malgré moi, du feu qui me possède, Je l'adore encor plus.... et mon amour la cède. Je m'arrache le cœur, je la mets dans tes bras; Aimez-vous : mais au moins ne me haïssez pas.

n B K ou ES , à «et pieds.

Moi vous haïr jamais ! Vendôme, mon cher frère ! J'osai vous outrager.... vous me servez de père.

▲ DBLAÎOB.

Oui , seigneur, avec lui j'embfrasse vos genoux; La plus tendre amitié va me rejoindre à vous. Vous me payez trop bien de ma douleur soufferte-

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