‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 97 sur 446 · ACTE V, SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE V

▼ EHOÔMB.

Ah ! c est trop me montrer mes maSheùrs et ma perte ! Mais TOUS m'apprenez tous à suivre la vertu. Ce n est point à deipi que mon cœur est rendu.

( à Nemoars. )

Trop fortunés époux , ouï , mon âme attendrie Imite votre exemple, et chérit sa patrie. Allez apprendre au roi , pour qui vous combattez , Mon crime, mes remords, et vos félicités. Allez; ainsi que vous, je vab le reconnaître. Sur nos remparts soumis amenez votre maître; Il est déjà le mien : nous allons à ses pieds Abaisser sans regret nos fronts humiliés, régalerai pour lui votre intrépide zèle; Bon Français, meilleur frère, ami , sujet fidèle ; Es»tu contint, Coucy?

GOUCT. .

J'ai le prix de mes soins, Et du sang des Bourbons je n'attendais pas moins.

TIN d'adblaïob du gubsglin.

DADELAÏDE DU GUESCLIN,

(a) YAmiAifTE de rédttion de Kchl:

J*oiiblie à vos genoux, charmante Adélaïde , Le tronble et les hoireim oà mon destin me gnîde. Vous seule «douciaiMi le* aunx que boos souffrons ; Voua nous rendei pl«a pur l'air que bous re^boM.

La leçon de 1 765 , q«e bous arons réUblîe dans le texte , nous a paru de tout point préférable à celle^, qui lui avait été sub* stitaée dans les précédentes éditions. MM. de Lakaipe et de Croix en ont porté k même jugement; et nous nous sommes crus suffisamment autorisés à suivre leur avis. (Ze# éditeurs de Védition en ^1 volumes.)

(^) vsjiDÔva.

Vous qui me tenex lien de rois et de patrie p Vous dont les jours....

▲ DXLAÏDE.

Je sais que je vous dois la vie.

(c) Édition de 1765:

Le Bourguignon , 1* Anglais, dans leur triste alliance , Ont creusé par nos mains le tombeau de la France ; Votre sort est douteux, vos jours sont prodigués Pour vos vrais ennemis qui nous ont subjugués. Songes qu*il a fallu trois cents ans de constance Pour saper par degrés cette vaste puissance; Le Dauphin vous offrait une honorable paix.

VBKDÔXX.

Non, de ses favoris je ne l'aurai jamais ; Ami , je hais TAnglais , mais je hais davantage Ces lâches conseillers dont la faveur m'outrage Ce fils de Charles six» cette odieuse cour.

VARIANTES D'ABSLAÏDET DU GUESCUN, 119

O minûtre insolent m*ont aigri sans retoor ; De leurs sanglaas affivots m^n âme est trop frappée; Contre Gharle , en un mot , quand j'ai tiré répéê , Ce n'est pas , cher Concy , pour la mettre à ses pieds, Poor baisser dans sa eour nos fronts hanfliës > Pour serrir Uchement on ministre arbitraire.

COVOT.

Non , c'est pour obtenir une paix nécessaire. Gardex d'être réduit au hasard dangereux....

(J) Enflé de sa yîctoîre et teint de votre sang , * n m'ose offrir la main qui tous per^ le flanc.

(e) Mais je mériterais la haine et le mépris

Du héroa dont mon corar en secret est épris. Si jamais d'un conp d'ceil l'indigne complaisance Avait à votre amour laissé quelque espérance. Vous pensez «pae ma foi , ma liberté, mes jours , Vous étaient asseiris pour prix de vos secours.

(/) Variante de rédîtion de 1765 :

Contre Nemours ? Âh ciel !

▼ eitdAvi.

Nemours etlMl mon frère?

H me livre à son mahre , il m*a seul opprimé, n soulève mon peuple ; enfin il est aii|ié : Contre moi dans ce jour il commet tous les crimes. Partage mes fimeurs , elles sont légitimes; Toi seul , après ma mo^, en cueilleras le fruit. Le chef de ces Anglais, dans la ville introduit , Demande au nom des siens la tête du parjure....

(g) coucy:

IX a payé bien cher ce fatal sacrifice. vbhd6mb.

Le mien coûtera plus ; mais je veux ce service : Oui , je le veux ; ma mort à l'instant le suivra ; Bfais du moins avant moi mon rival périra.

nW DES V4BIASTXS D*ADBLAÏOK OU GVXSGLIV.

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(i) laavATioir de ces ven de Cbma:

Si le ciel me réserre im destin rigoureux , Je mpnrrù tont enieinble heureux et ntalhenreux: Heureux pour tous servir d*aToir perdu U vie , Malhenreia de mourir sans tous avoir servie.

(9) Yen de la Henriade.

(3) C'est la réponse da chevalier Bayard mourant , an c<amétable de Bourbon.

(4) n y a dans la Sophonisbe de Gnneille :

Je lai cMe avec joie un poison qu'il bm vole»

(5) Qnidqnid délirant reges plectuntnr Adiivi.

(6) Ces vers rappellent ceux de Phèdre :

Hélas I ils se voyaient avec pleine licence ; Le ciel de leurs soiqpirs approuvait l'innooenee , Ils suivaient sans remords leur penchant amoureux ; Tous les jours se levaient clairs et sereins pour eux.

ris DES irOTES D ADEL410R ou GUESCLT5.

D'ADELAÏDE DU GUESCLiN,

s'À»ftÈS LK MAircSCKIT SB 1734.

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