ACTE ï, SCÈNE V. J
OliOS.MANE.
Je t'ai (lit , ciirétien , que je le veux. J'Iioiiore ta vertu; mais cette humeur altière, Se faisant estimer, commence à rk; déplaire : Sors, et que le soleil levé sur mes États, Demain près du Jourdain ne te retrouve pas.
(Ncrcstan soil.) FATIME.
0 Dieu , secourez-nous !
OHOSMANE.
Et vous , allez, Zaïre ; Prenez dans le sérail un souverain empire ; Commandez en sultane ; et je vais ordonner La i^ompe d'un hymen qui vous doit couronner.
OROSMANE, CORASMIN.
OROSMANE
Corasmin, que veut donc cet esclave infidèle.* Il soupirait... ses yeux se sont tournés vers elle; Les as-tu remarqués?
CORASUIN.
Que dites-vous , seigneur .' De ce soupçon jaloux écoutez- vous l'erreur?
OROSMANE
Moi jaloux ! qu'à ce point ma fierté s'avilisse ! ^ue j'éprouve l'horreur de ce lionteux supplice! Moi , que je puisse aimer comme l'on sait han- ! ^Juiconque est soupçonneux invite à le trahir, le vois à l'amour seul ma maîtresse asservie; Dher Corasmin , je l'aime avec idolâtrie : Mon amour est plus fort, plus grand que mes bienfaits, le ne suis point jaloux... Si je l'étais jamais... M mon cœur... Ah I chassons cette importune idée : D'un plaisir pur et doux mon ùmecst possédée. Va, fais tout préparer pour ces moments heureux ^m vont joindre ma vie à l'ohjel de mes vœux, 'e vais donner une heure aux soins de mon empire, l le reste du jour sera tout à Zaïre.
VOlTAinF. Tlll';\TRE. 13
SAi ZAÏRE.
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