ACTE III, SCÈNE I. 3i
Philoctète, Phorbas, et Jocaste elle-même.
Ne nous fions qu'à nous ; voyons tout par nos yeux :
Ce sont là nos trépieds , nos oracles , nos dieux.
Serait-il dans le temple un cœur assez perfide... Non , si le ciel enfin de nos destins décide, On ne le verra point mettre en d'indignes mains Le dépôt précieux du salut des Thébains. Je vais , je vais moi-même, accusant leur silence, Par mes vœux redoublés fléchir leur inclémence. Toi , si pour me servir tu montres quelque ardeur, De Phorbas que j'attends cours hâter la lenteur : Dans l'état déplorable où tu vois que nous sommes, Je veux interroger et les dieux et les hommes.