‹ ThéatreChapitre 230 sur 520 · S^CÈNE. IV · texte numérisé non relu

S^CÈNE. IV

ZOPIRE, OMAR, PHANOR, svitil.

ZO^IKEJ.

VAï bien ! après six ans tu revois ta patrie. Que ton bras défendit, que-tonicoeur altahiév- Ces murs sont encor pleins de tes premiers exploits. Déserteur de nos dieux , déserteur de nos lois, Persécuteur nouveau de cette cité sainte, D'où vient que ton audace en profane l'enceinte? Ministre d'un brigand qu'on dût exterminer, Parle : que me veux'-ttr?

OMAR

Je veux te pardonner.

Le prophète d'un dieu , par pitié pour ton âge. Pour tes malheurs passés , surtout pour ton courage .. Te présente une main qui pourraitt'écraser; Et j'apporte la paix qu'il daigne proposer.

ZOPIRE

Un vil séditieux prétend avec audace Nous accorder la paix , et non demand'er grâce! Souffrirez-vous , grands dieux, qu'au gré de ses forftdts I\Iahomet nous ravisse ou nous rende la paix ?

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