‹ ThéatreChapitre 236 sur 520 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

MAHOMET, OMAR

MAHOMET

Toi , reste , brave Omar : il est temps que mon £œur I>e ses derniers replis t'ouvre la profondeur. D'un siège encor douteux la lenteur ordinaire Peut retarder ma course , et borner ma carrière : Xe donnons point le temps aux mortels détromi)és De rassurer leurs yeux , de tant d'éclat frappés. Les préjugés, ami , sont les rois du vulgaire. Tu connais quel oracle et quel bruit populaire Ont prorais l'univers à l'envoyé d'un dieu , Qui , reçu dans la Mecque et vainqueur en tout lieu , Entrerait dans ces murs en écartant la guerre : Je viens mettre à profit les erreurs delà terre. Mais tandis que les miens , par de nouveaux efforts, De ce peuple inconstant fout mouvoir les ressorts,, De quel œil revois-tu Palmire avec Séide.'

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