‹ ThéatreChapitre 235 sur 520 · SUITE · texte numérisé non relu

SUITE

Invincibles soutiens de mon pouvoir suprême, Noble etsubhme Ah, Morad, Hercide, Ammon, Retournez vers ce peuple , instruisez-le en mon nom; Promettez , menacez ; que la vérité règne ; Qu'on adore mon dieu , mais surtout qu'on le craigne. Vous , Séide , en ces lieux !

Sl':iDE.

O mon père ! ô mon roi !

Le dieu qui vous inspire a marché devant moi. Prêt à mourir pour vous , prêt à tout entreprendre. J'ai prévenu votre ordre.

jlO LE FANATISME.

MAHOMET

Il eût failli l'atteûdre.

Qui fait plus qu'il ne doit ne sait point me servir. J'obéis à mon dieu ; vous , sachez ni'obéir.

PALMIRE

Ah! seigneur , pardonnez à son impatience. Élevés près de vous dans notre tendre enfance, Les mêmes sentiments nous animent tous deux : Hélas ! mes tristes jours sont assez malheureux ! Loin de vous , loin de lui , j'ai langui prisonnière; Mes yeux , de pleurs noyés , s'ouvraient à la luœièfe : Empoisonneriez-vous l'instant de mon bûnlieur ?

MAHOMET

Palraire , c'est assez ; je Us dans votre cœur : Que rien ne vous alarme , et rien ne vous étonme. Allez : malgré les soins de l'autel et du trône.. Mes yeux sur vos destins seront toujours ouverts ; Je veillerai sur vous comme sur l'univers.

(à Séide.) Vous, suivez mes guerriers ; et vous, jeune Palmiie, En servant votre dieu , ne craignez que Zopire.

Page 1