‹ ThéatreChapitre 248 sur 520 · SCÈNE TV · texte numérisé non relu

SCÈNE TV

MAHOMET

Quoi ! je suis malgré moi confident de sa flamme : Quoi ! sa naïveté, confondant ma fureur, Enfonce innocemment le poignard dans mon ccear-î Père, enfants, destinés au malheur de ma vie, Race toujours funeste et toujours ennemie, Vous allez éprouver, dans cet horrible jour, Ce que peut à la fois ma haine et mon amour.

MAHOMET, OMAR

OMAR

Enfin voici le temps et de ravir Palmire , Et d'envahir la Mecque , et de punir Zopire : Sa mort seule à tes pieds mettra nos citoyens : Tout est désespéré si tu ne le préviens. Le seul Séide ici te peut servir, sans doute; Il voit souvent Zopire , il lui parle , il l'écoute. * Tu vois cette retraite , et cet obscur détour Qui peut de ton palais conduire à son séjour : Là , cette nuit , Zopire à ses dieux fantastiques Offre un encens frivole et des vœux chimériques ; Là , • Séide , enivré du zèle de ta loi , Va l'immoler au dieu qui lui parle par toi.

MAHOMET

Qu'il l'immole, il le faut : il est né pour le crime, Qu'il en soit l'instrument, qu'il en sort la \ictirae. Ma vengeance , mes feux , ma loi , ma sûreté ,

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