ED)PE
Achève : qui,^
LE GRAND PRLTRE.
Vous.
C'CDIPE.
Hoi ?
LE GRAND PRÉTP>E.
Vous, malheureux prince.
nECXli:ME PEaSOISNAGE DU CnOEUR.
Ah! que viens-je d'entendre'
JOCASTE
iilerprèle des dieux , qu'osez-vous nous apprendre ^
(à Œdipe.) ;>'' , vous de mon époux vous seriez l'assassin ? /•lis a (pu j'ai donné sa couronne et ma main ' ••n, seigneur, non : des dieux l'oracle nous abuse- "trc vertu dément la voix qui vous accuse.
PREMIER PERSONNAGE DU CUOEUR
'-'t^l , dont le pouvoir préside à notre sort '<"nmcz une autre tôte, ou rendez-nous la mort. I'U[locté:te.
«tteudoz point, seigneur, outrage pour outrage;
VOI.TAlHt. TUÉATItE. ,
38 CEDIPE.
Jo ne tirerai p(3int un indigne avantage
Du jcvers inouï qui vous presse à mes yeux :
Je vous crois innocent malgré la voix des dieux .
Je vous rends la justice enfin qui vous est dlie,
Et que ce peuple ej vous ne m'avez point rendue.
Contre vos ennemis je vous offre mon bras ;
Entre un pontife et vous je ne balance pas.
Un prêtre, quel qu'il soit, quelque dieu qui l'inspire.
Doit prier pour ses rois, et non pasTês maudire.
Quel excès de vertu ! mais quel comBîê'd'horreur ! L'un parle en demi-dieu , l'autre en prêtre imposteur.
(au grand prêtre.) Voilà donc des autels quel est le privilège! Grâce à l'impunité, ta bouche sacrilège, Pour accuser ton roi d'un forfait odieux , Abuse insolemment du commerce des dieux ! Tu crois que mon courroux doit respecter encore Le ministère saint que ta main déshonore. Traître , au pied des autels il faudrait t'immoler, A l'aspect de tes dieux que ta voix fait parler!
LE GRAND PRÊTRE
.Ma vie est en vos mains , vous en êtes le maître : Profitez des moments que vous avez à l'êtce; Aujourd'hui votre arrêt vous sera prononcé. Tremblez , malheureux roi , votre règne est passé ; Une invisible main suspend sur votre tête Le [glaive menaçant que la vengeance apprête ; Rientôt., de vos forfaits vous-même épouvanté j Fuyant loin de ce trône oîi vous êtes monté, Privé des feux sacrés et des eaux salutaires , Remplissant de vos ciis les antres solitaires ,
vous chercherez la mort : la mort fuira de vous. Le ciel , ce ciel témoin de tant d'objets funèbres, N'aura plus pour vos yeux que d'horribles ténèbres. Au crime, au châtiment malgré vous destiné, Vous seriez trop heureux de n'être jamais né.
J'ai forcé jusqu'ici ma colère à t'entendre :
Si ton sang »péjifait qu'on daignât le répandre,