‹ ThéatreChapitre 255 sur 520 · ZOPIRE, PHANOR · texte numérisé non relu

ZOPIRE, PHANOR

PHANOR

Lisez ce billet important Qu'un Arabe en secret m'a donné dans l'instant.

ZOPIRE

Hercide!,qu'ai-jelu.=» Grands dieux, votre clémence Répare-t-elle enfin soixante ans de souffrance." Hercide veut me voir ! lui , dont le bias cruel Arracha mes enfants à ce sein paternel ! Ils vivent ! Mahomet les tient sous sa puissance , Et Séide et Palmire ignorent leur naissance ! Mes enfants, tendre espoir que je n'ose écouter ! Je suis trop malheureux , je crains de me flatter. Pressentiments confus , faut-il que je vous croie ? O mon sang ! où porter mes larmes et ma joie ? Mon cœur ne peut suffire à tant de mouvements ; Je cours , et je suis prêt d'embrasser mes enfants. Je m'arrête , j'hésite , et ma douleur craintive Prête à la voix du sang une oreille attentive. Allons. Voyons Hercide au milieu de la nuit ; Qu'il soit sous cette voûte en secret introduit, Au pied de cet autel , où les pleurs de ton maître Ont fatigué les dieux , qui s'apaisent peut-être. Dieux , rendez-moi mes fils ! dieux rendez aux vertus Deux cœurs nés généreux, qu'un traître a corrompus! S'ils ne sont point à moi , si telle est ma misère , Je les veux adopter, je veux être leur père.

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