‹ ThéatreChapitre 259 sur 520 · ACTE iV, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE iV, SCENE III

SÉIDE

Vous conuaissez la malédiction Qui punit à jamais la désobéissance.

PALMIKE.

Si Dieu même en tes mains a remis sa vengeance , S'il exige le sang que ta bouche a promis...

SÉIDE

Eh bien ! pour être à toi que faut-il ?

PXLMIRF.

Je frémis.

SÉIDE

Je t'entends ; son arrêt est parti de ta bouche.

PALMIRE

Qui? moi.'

sÉmE.

Tu l'as voulu.

PALMIRE

Dieu! quel arrêt farouche .

Que t'ai-je dit ?

SÉIDE

Le ciel vient d'emprunter ta voix ; C'est son dernier oracle , et j'accomplis ses lois. Voici l'heure où Zopire à cet autel funeste Doit prier en secret des dieux que je déteste. Palmire , éloigne-toi.

PALMUIE.

Je ne puis te quitter.

SÉIDE

Ne vois point l'attentat qui va s'exécuter :

Ces moments sont affreux. Va, fuis ; cette retraite

Est voisine des lieux qu'habite le prophète.

Va , dis-je.

PALMIRE

\ Ce Tieillard va donc être immolé ?

SÉIDE

[De ce grand sacrifice ainsi l'ordre est réglé; 1 II. le faut de ma main traîner sur la poussière,

De trois coups dans le sein lui ravir la lumière ,

Renverser dans son sang cet autel dispersé.

PALMIRE

iLui , mourir par tes mains ! tout mon sang s'est glacé. Le voici , juste ciel !

(Le fond du ihcàtre s'ouvre. On voit un autel.)

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