‹ ThéatreChapitre 269 sur 520 · P.4LM1RE · texte numérisé non relu

P.4LM1RE

Qu'entends-je? quelles lois, 0 ciel ! et «iiiels bienlails !

Imposteur teint de sang , que j'abjure à jamais,

Bourreau de tous les miens, va, ce dernier outrage

Manquait à ma misère, et manquait à ta rage.

Le voilà donc, grand Dieu , ce prophète sacré,

Ce roi que je servis , ce Dieu que j'adorai !

Monstre, dont les fureurs et les complots perfides

De deux cœurs innocents ont fait deux parricides ;

De ma faible jeunesse infâme séducteur,

Tout souillé de mon sang, tu prétends à mon cœur?

Mais tu n'as pas encore assuré ta conquête;

Le voile est déchiré , la vengeance s'apprête.

Entends-tu ces clameurs? entends-tu ces éclats?

Mon père te poursuit des ombres du trépas.

Le peuple se soulève; on s'arme en ma défense;

Leurs bras vont à ta rage arracher l'innocence.

Puissé-je de mes mains te déchirer le flanc ,

Voir mourir tous les tiens , et nager dans leur sang !

Puissent la Mecque ensemble, et Médine, et l'Asie,

Punir tant de fureur et tant d'hypocrisie!

Que le monde, par toi séduit et ravagé.

Rougisse de ses fers, les brise, et soit vengé!

Que la religion , que fonda l'imposture.

Soit l'éternel mépris de la race luture !

Que l'enfer, dont tes cris menaçaient tant de lois

Quiconque osait douter de tes indignes lois ;

Que l'enfer, que ces lieux de douleur et de rage,

Pour toi seul préparés, soient ton juste partage!

Voilà les sentiments qu'on doit à tes bienfaits,

L'hommage, les serments et les vœux que je fais!

Je vois qu'on m'a trahi; mais quoi qu'il en [luisse être, Et qui que vous soyez, fléchissez sous un maître. Apprenez que mon cœur... ♦

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