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ACTE m, SCÈNE IV

C'en est trop; secondez la rage qui me guide. Qu'on traîne à ce tombeau ce monsti e , ce perfule.

(Levant le poignard.)

Mânes de mon cher fils! mes bras ensanglantés...

NARBAS, paraissant avec précipitation.

Qu'allez- VOUS faire , ô dieux ?

MÉP.OPE.

Qui m'appelle.!»

NARBAS.

Arrêtez I Hélas! il est perdu si je nomme sa mère, S'il est connu.

MÉROPE

Meurs, traître!

NARBAS.

Arrêtez !

ÉGISTHE, lournanl les yeux vers ISarbas.

0 mon père !

MÉROPE

Son père!

ÉGISTHE , à Narbas.

Hélas! que vois-je.!= où portez-vous vos pas.' Venez-vous être ici témoin de mon trépas ?

NARRAS.

Ah! madame, empêchez qu'on achève le crime. Kuryclès, écoutez; écartez la victime :

Que je vous parle.

EURYCLÈS emmène Égisthc, et ferme le fond du tbcàtre.

O ciel !

MÉROPE, s'avançant.

Vous me faites trembler :

J'allais venger mon fils.

NARRAS, se jet.iut à genoux.

Vous alliez l'immoler.

Egisthe...

I MÉROPE, laissant tomber le poignard.

Eh bien ! Égisthe ?

NARRAS.

0 reine infortunée!

Celui dont votre main tranchait la destinée, C'est Égisthe...

MÉROPE

Il vivrait 1

386 MEROPE,

NARBAS.

C'est lui , c'est votre fils.

MÉROPE, tombant dans les bras d'Isménie. Je me meurs !

ISMÉNIE

Dieux puissants!

NARBAS, à Ismciiie.

Rappelez ses esprits.

Hélas! ce juste excès de joie et de tendresse, Ce trouble si soudain , ce remords qui la presse , Vont consumer ses jours usés par la douleur.

MÉROPE, reversant à elle.

Ah! Narbas, est-ce vous? est-ce un songe trompeur?

Quoi! c'est vous! c'est mon fils! Qu'il vienne, qu'il paraisse.

NARBAS.

Redoutez, renfermez cette juste tendresse.

( à Isménie. ) Vous, cachez à jamais ce secret important : Le salut de la reine et d'Égisthe en dépend.

MÉROPE

Ah ! quel nouveau danger empoisonne ma joie i Cher Égisthe! quel dieu défend que je te voie ? Ne m'est-il donc rendu que pour mieux ra'affliger ?

NARBAS.

Ne le connaissant pas, vous alliez l'égorger;

Et , si son arrivée est ici découverte ,

En le reconnaissant vous assurez sa perte.

Malgré la voix du sang , feignez , dissimulez :

Le erime est sur le trône; on vous poursuit .• tremblez!

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