ACTE I, SCENE I. 4Î
Lorsqu'on vit déployer ces drapeaux suspendus, Monuments des États à vos armes rendus ; Lorsqu'avec tant d'éclat l'Euphrate vit paraître Cette jeune Azéma , la nièce de mon maître, Ce pur sang de Bélus et de nos souverains. Qu'aux Scythes ravisseurs ont arraclié vos mains : Ce trône a vu flétrir sa majesté suprême , Dans des jours de triomphe , au sein du bonheur même.
Azéma n'a point part à ce trouble odieux ; Un seul de ses regards adoucirait les dieux; Azéma d'un malheur ne peut être la cause. Mais de tout , cependant , Sémiramis dispose : Son cœur en ces horreurs n'est pas toujours plongé?