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AR7ACE

Du dieu des Chaldéens pontife redouté, Permettez qu'un guerrier, à vos yeux présenté, \pporte à vos genoux la volonté dernière D'un père à qui mes mains ont fermé la paupière. Vous daignâtes l'aimer.

OROÈS.

Jeune et brave mortel.

D'un dieu qui conduit tout le déciet éternel Vous amène à mes yeux plus que l'ordre d'un pi re. Je Phradate à jamais la mémoire m'est chère ; îon fils me l'est encor plus que vous ne croyez. jCS gages précieux, par son ordre envoyés, )ù sont-ils?

432 SEMIRAMIS

ARZACE.

Les voici.

(Les esclaves dounent le coffre aux mages, qui le poseut sur uo

autel.)

OROÈS, ouvrant le coffre, et se peucbant avec respect et avec douleur.

C'est donc tous que je touclie , Restes chers et sacrés ! je vous vois , et ma bouclie Presse , avec des sanglots , ces tristes monuments Qui, m'arrachant des pleurs, attestent mes serments! Que l'on nous laisse seuls; allez, et vous, Mitrane, De ce secret mystère écartez tout profane.

( Les mages se retirent.)

Voici ce même sceau dont Ninus autrefois

Transmit aux nations l'empreinte de ses lois :

Je la vois , cette lettre à jamais effrayante.

Que, prête à se glacer, traça sa main mourante.

Adorez ce bandeau dont il fut couronné :

A venger son trépas ce fer est destiné ,

Ce fer qui subjugua la Perse et la Médie ,

Inutile instrument contre la perfidie ,

Contre un poison trop sûr, dont les mortels apprêts...

ARZ.VCE.

Ciel ! que m'apprenez- vous ?

OROÈS.

Ces horribles secrets Sont encor demeurés dans une nuit profonde. Du sein de ce sépulcre, inaccessible au monde. Les mânes de Ninus et les dieux outragés Ont élevé leurs voix , et ne sont point vengés.

ARZACE.

Jugez de quelle horreur j'ai dû sentir l'atteinte! Ici même, et du fond de cette auguste enceinte. D'affreux gémissements sont vers moi parvenus.

OROÈS.

Ces accents de la mort sont la voix de Ninus.

ARZACE.

Deux fois à mon oreille ils se sont fait entendre.

OROÈS.

Ils demandent vengeance.

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