ACTE I, SCENE IV
ARZACE.
fe l'ignorais , seigneur, et j'aurais pensé même Blesser, en le croyant, l'iionneur du diadème. Pardonnez; un soldat est mauvais courtisan. Nfourri dans la Scythie^ aux plaines d'Arbazan.. ï'ai pu servir la cour, et non pas la connaître.
ASSL'R.
L'âge , les temps, les lieux , vous l'apprendront peut-être; tj tfais ici par moi seul au pied du trône admis , Jue venez-vous chercher près de Sémiramis ?
ARZACE.
'ose lui demander le prix de mon courage , b'honneur de la servir.
ASSUR
Vous osez davantage.
Vous ne m'expliquez pas vos vœux présomptuer.x : Fe sais pour Azéma vos desseins et vos feux.
ARZACE.
Fe l'adore, sans doute, et son cœur où j'aspire îst d'un prix à mes yeux au-dessus de l'empire; Lt mes profonds respects, mon amour...
ASSUR
Arrêtez !
^ous ne connaissez pas à qui vous insultez. }ui? vous ! associer la race d'un Sarmate Vu sang des demi-dieux du Tigre et de l'Euphrate ? fe veux bien par pitié vous donner un avis : il vous osez porter jusqu'à Sémiramis injurieux aveu que vous osez me faire , /ous m'avez entendu , frémissez, téméraire : ^les droits impunément ne sont pas offensés.
ARZACE.
F'y cours de ce pas même, et vous m'enhardissez : Test l'effet que sur moi fit toujours la menace. Juels que soient en ces lieux les droits de votre place . v^ous n'avez pas celui d'outrager un soldat iui servit et la reine , et vous-même , et l'État, fe vous parais hardi ; mon feu peut vous déplaire : »Iais vous me paraissez cent fois plus téméraire , ^ous qui , sous votre joug prétendant m'accabler, Vous croyez assez grand pour me faire trembler.
430 SÉMIRAMIS
ASSUR
Pour vous puuii peut-êlre; et je vais vous apprendre Quel prix de tant d'audace un sujet doit attendre.
ARZAGE.
Tous deux nous l'apprendrons.