‹ ThéatreChapitre 332 sur 520 · ACTE II, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VIII

Le don de mon empire et de ma liberté Est l'acte le plus grand de mon autorité : Loin de le prévenir, qu'on l'attende en silence. Le ciel à ce grand jour attache sa clémence ; Tout m'annonce des dieux qui daignent se calmer . Mais c'est le repentir qui doit les désarmer. Croyez-moi, les remords, à vos yeu\ méprisables, Sont la seule vertu qui reste à des coupables. Je vous parais timide et faible ; désormais Connaissez la faiblesse, elle est dans les forfaits. Cette crainte n'est pas honteuse au diadème; Elle convient aux rois, et surtout à vous-même : Et je vous apprendrai qu'on peut, sans s'avilir, S'abaisser sous les dieux, les craintlre, et les servir.

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