‹ ThéatreChapitre 363 sur 520 · ACTE 17, SCÈNE III. 'jG · texte numérisé non relu

ACTE 17, SCÈNE III. 'jG

ARZACE, après avoir lu.

O jour trop fécond en miracles !

Enfer, qui m'as parlé , tes funestes oracles Sont plus obscurs encore à mon esprit troublé Que le sein de la tombe où je suis appelé. ku saci ificateur on cacbe la victime ; le tremble sur le choix.

OROÈS.

Tremblez , mais sur le crime.

Ulez; dans les horreurs dont vous êtes troublé, jC ciel vous conduira comme il vous a parlé. Se vous regardez plus comme un homme ordinaire ; IDcs éternels décrets sacré dépositaire , tiarqué du sceau des dieux , séparé des humains , ivancez dans la nuit qui couvre vos destins. V lortel , faible instrument des dieux de vos ancêtres, Tous n'avez pas le droit d'interroger vos maîtres, i la mort échappé , malheureux Ninias , .dorez, rendez grâce, et ne murmurez pas.

ARZACE, MITRANE.

ARZACE.

(on , je ne reviens point de cet état horrible.' Vémiramis ma mère! ô ciel ! est-il possible.'

MITRANE, arrivant.

abylone, seigneur, en ce commun effroi , e peut se rassurer qu'en revoyant son roi. Duffrez que le premier je vienne reconnaître tl'époux de la reine , et mon auguste maître, .^miramis vous cherche , elle vient sur mes pas ; } bénis ce moment qui la met dans vos bras. » eus ne répondez point : un désespoir farouche ixe vos yeux troublés , et vous ferme la bouche ; eus pâlissez d'effroi , tout votre corps frémit, u'est-ce qui s'est passé? qu'est-ce qu'on vous a dit ?

ARZACE.

lyons vers Azéma.

MITRANE.

Quel étonnant langage !

^Ol TAIRE. THÉAi:;i:. iU

^70 SEMIRAMIS

Seigneur, est-ce bien vous ? faites- vous cet outrage Aux bontés de la reine , à ses feux , à son choix , A ce cœur qui pour vous dédaigne tant de rois ? Son espérance en vous est-elle confondue?

ARZACE.

Dieu ! c*est Sémiramis qui se montre à ma vue 1

O tombe de Ninus ! ô séjour des enfers !

Cachez son crime et moi dans vos gouffres ouverts.

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