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SCÈNE V

CICÉKON , KT LKS PRÉCÉDKMS.

CICÉRON

Arrête, audacieuv coupable!

Où portes-tu tes pas? Vous, Céthégus, parlez... Sénateurs , affranchis, (p.ii vous a rassemblés?

Bientôt dans le sénat nous pourrons te l'apprendre.

CÉTHÉr.LS.

De ta poursuite vainc on saura s'y défendre.

SURA

Nous verrons si , toujours prompt à nous outrager, Le fils de Tullius nous ose interroger.

CICÉRON

J'ose au moins demander qui sont ces téméraires. Sont-ils, ainsi que vous, des Romains consulaires Que la loi de l'État me force à respecter. Et que le sénat seul ait le droit d'arrêter.^ Qu'on les charge de fers ; allez , qu'on les entraîne.

CATILINA

C'est donc toi qui détruis la liberté romaine? Arrêter des Romains sur tes lâches soupçons !

CICÉRON

Ils sont de ton conseil , et voilà mes raisons. Vous-mêmes, frémissez. Licteurs, qu'on m'obéisse. (Oa emmène Septime et Marlian.) CATIUNA.

Implacable ennemi, poursuis ton injustice;

Abuse de ta place, et profite du temps,

il faudra rendre compte, et c'est où je t'attends.

CICÉRON

Qu'on fasse à J'instant même interroger ces traîtres.

Va, je pourrai bientôt traiter ainsi leurs maîtres.

J'ai mandé Nonnius : il sait tous tes desseins.

J'ai mis Rome en défense, et Préneste en mes mainji.

Nous verrons qui des deux emporte la balance ,

Ou de ton artifice, ou de ma vigilance.

Je ne te parle plus ici de repentir;

Je parle de supplice , et veux t'en avertir.

Avec les assassins sur qui tu te reposes ,

Viens t'asseoir au sénat, et suis-moi , si tu l'oses.

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