‹ ThéatreChapitre 417 sur 520 · LE CHIÎF DES LICTEURS · texte numérisé non relu

LE CHIÎF DES LICTEURS

Seigneur, ils sont punis, Mais le sang a produit de nouveaux ennemis. C'est le feu de l'Etna qui couvait sous la cendre; \Ji\ tremblement de plus va partout le répandre; Et si de Pétréius le succès est douteux , Ces murs sont embrasés, vous tombez avec eux. Un nouvel Annibal nous assiège et nous presse; D'autant plus redoutable en sa cruelle adresse, Que jusqu'au sein de Rome, et parmi ses enfants, En creusant vos tombeaux , il a des partisans. On parle en sa faveur dans Rome qu'il ruine; Il l'attaque au dehors , au dedans il domine; tout son génie y règne , et cent coiqjables voix S'élèvent contre vous , et condamnent vos loîs. Les plaintes des ingrats et les clameurs des traîtres Piéclament contre vous les droits de nos ancêtres, Uedemandent le sang répandu par vos mains ;

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