‹ ThéatreChapitre 443 sur 520 · ACTE II, SCENE VII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE VII

Ce peuple de vaincus prctend-il ra'aveugler ? El veut-ou que le san^ recommence à couler?

OCTAR.

Cette femme ne peut tromper votre prudence : Du fds de l'empereur elle a.conduit l'enfance : Aux enfants de son maître ou s'attache aisément ; Le danger, le malheur ajoute au sentiment ; Le fanatisme alors égale la nature, Et sa douleur si vraie ajoute à l'imposture. Bientôt, de son secret perçant l'obscurité, Vos yeux sur cette nuit répandront la clarté.

GENGIS

Quelle est donc cette femme?

OCTAR.

On dit qu'elle est unie A l'un de ces lettrés que respectait l'Asie, Qui, trop enorgueillis du faste de leurs lois, Sur leur vain tribunal osaient braver cent rois. Leur foule est innombrable : ils sont tous dans les chaînes ; Ils connaîtront enfin des lois plus souveraines. Zamti , c'est là le nom de cet esclave altier Qui veillait sur l'enfant qu'on doit sacrifier.

GENCIS.

Allez interroger ce couple condamnable ; Tirez la vérité de leur bouche coupable; Que nos guerriers surtout, à leurs postes fixés. Veillent dans tous les lieux où je les ai placés ; Qu'aucun d'eux ne s'écarte. On parle de surprise; Les Coréens, dit-on , tentent quelque entreprise; Vers les rives du tleuve on a vu dos soldats. Nous saurons quels mortels s'avancent au trépas , Et si l'on veut forcer les en.fants de la guerre A porter le carnage aux bornes de la terre.

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