‹ ThéatreChapitre 447 sur 520 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

CENGiS, OCTAR , OSMAN, d'un côté; IDAMÉ, ZAMTI, de l'autre; GARDES.

GETiC.lS.

Parle ; as-tu satisfait à ma loi souveraine ? As-tu mis dans mes mains le fils de l'empereur?

ZAMTI.

J'ai rempli mon devoir, c'en est lait ; oui , seigneur.

GENGIS

Tu sais si je punis la fraude et l'insolence : Tu sais que rien n'échappe aux coups de ma vengeance ; Que si le fils des rois par toi m'est enlevé , Malgré ton imposture , il sera retrouvé ; ^ Que son trépas certain va suivre ton supplice, (à ses gardes. ) Mais je veux bien le croire. Allez, et qu'on saisisse L'enfant que cet esclave a remis en vos mains. Frappez,

ZAMTI.

Malheureux père !

IDANÉ.

Arrêtez, inhumains!

Ah! seigneur, est-ce ainsi que la pitié vous presse.? Est-ce ainsi qu'un vainqueur sait tenir sa promesse .?

GENGIS

Est-ce ainsi qu'on m'abuse, et qu'on croit me jouer.' C'en est trop; écoutez, il faut tout m'avouer. Sur cet enfant, madame, expli(piez-vous sur l'heure; Instruisez-moi de tout; répondez, ou qu'il meure.

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