GENGIS , TROUPE DE GUERRIERS TARTARE
GENGIS
Ainsi la liberté , le repos , et la paix ,
Ce but de mes travaux me fuira pour jamais!
Je ne puis être à moi ! D'aujourd'hui je commence
A sentir tout le poids de ma triste puissance :
578 L'OliPHELlN DE LA CHINE.
Je cherchais Idamé ; je ne vois près de moi Que ces chefs importuns qui fatiguent leur roi.
(à sa suite.)
Allez, au pied des murs hâtez-vous de vous rendre L'insolent Coréen ne pourra nous surprendre ; Ils ont proclamé roi cet enfant malheureux , Et, sa tête à la main , je marcherai contre eux. Pour la dernière fois, que Zamti m'obéisse : J'ai trop de cet enfant différé le supplice.
(Il reste seul.) Allez. Ces soins cruels , à mon sort attachés , Gênent trop mes esprits, d'un autre soin touchés : Ce peuple à contenir, ces vainqueurs à conduire, Des périls à prévoir, des complots à détruire j Que tout pèse à mon ca^ur, en secret tourmenté! Ah ! je fus plus heureux dans mon obscurité.