ACTE V, SCÈNE II
J'ai pris, dans l'iioireur même où je suis parvenue, Une force nouvelle, à mon cœur inconnue. Va , je ne craindrai plus ce vainqueur des liuuiains ; Je déjiendrai de moi : mon sort est dans mes mains.
ASSÉLI.
Mais ce fils, cet objet de crainte et de tendresse , L'abandonnerez- vous ?
IDAMÉ
Tu me rends ma faiblesse, Tu me perces le cœur. Ah ! sacrifice affreux î Que n"avais-je point fait pour ce fils malheureux ? xMais Gengis, après tout, dans sa grandeur altière, Environné de rois couchés dans la poussière , Ne recherchera point un enfant ignoré , Parmi les malheureux dans la foule égaré ; Ou peut-être il verra d'un regard moins sévère Cet enfant innocent dont il aima la mère : A cet espoir au moins mon triste cœur se rend ; C'est une illusion que j'embrasse en mourant. Haira-t-il ma cendre, après m'avoir aimée? Dans la nuit de la tombe en serai-je opprimée ? Poursuivra-t-il mon fils?