SCÈNE IL
IDAMÉ , ASSÉLI , OCTAK
OCTAR.
Idamé , demeurez :
Attendez l'empereur en ces Ueux retirés.
(à sa suite.) Veillez sur ces enfants; et vous, à cette porte, Tartares, empècliez qu'aucun n'entre et ne sorte.
(à Asséli.)
Éloignez-vous.
lUAMÉ.
Seigneur, il veut encor me voir :
J'obéis; il le faut ; je cède à son pouvoir. Si j'obtenais du moins, avant de voir un maître, Qu'un moment à mes yeux mon époux put paraître, Peut-être du vainqueur les esprits ramenés Rendraient enfin justice à deux infortunés.
o90 L'ORPHEr/lN DE LA CHINE.
Je sens que je hasarde une prière vaine : La victoire est chez vous implacable, inhumaine} Mais enfin la pitié, seigneur, en vos climats. Est-elle un sentiment qu'on ne connaisse pas? Et ne puis-je implorer votre voix favorable?
OCTAR.
Quand Tarrôt est porté , qui conseille est coupable. Vous n'êtes plus ici sous vos antiques rois, QuiJaissaient désarmer la rigueur de leurs lois. D'autres temps, d'autres mœurs : ici régnent les armes; Nous ne connaissons point les prières, les larmes. On commande, et la terre écoute avec terreur. Demeurez, attendez l'ordre de l'empereur.