‹ ThéatreChapitre 465 sur 520 · CONCIS · texte numérisé non relu

CONCIS

Je ne le puis, cruelle; Les miens sont plus a(Trenx , je les veux terniioep. Je viens pmic vous punir, je puis tout panlouncr. Moi, pardonner ! à vous! iN'ouj craignez lîia ve«ge3ûcc* : Je tiens lo fils des rois , le vôIre , en nia pui§sfjnc€ De votre in(ii;^ne époux je ne vous parle pas; Depuis que vous l'aimez, je luj dois le trépas ; Il me trahit, me brave; il ose être rebelle. Mille morts punissaient sa Iran le criminelle : Vous retenez mon bras, et j'en suis indigné; Oui, jusqu'à ce moment le traître est éjiargné. .Mais je ne prétends plus supplier ma captive. Il le faut oublier, si vous voulez qu'il vive. Rien n'excuse à présent votre cœur obstiné : Il n'est plus votre époux , puisqu'il est condamné; Il a péri pour vous : votre chaîne odieuse Va se rompre à jamais par une mort honteuse. C'est vous qui m'y forcez ; et je ne conçois pas Le scrupule insensé qui le livre au trépas. Tout couvert de son sang, je devais , sur sa cendre, A mes vœux absolus vous forcer de vous reu(be; Mais sachez qu'un barbare , un Scythe , un d. sti ucleuj?, A quelques sentiments dignes de votre cœur. Le destin , croyez-moi, nous devait l'un à l'autrpj jjit mon âme a l'orgueil de régner sur la vôtre. Abjurez votre hymen, et, dans le môme temps, Je place votre fils au rang de mes enfants. Vous tenez dans vos mains plus d'une destinée : Du rejeton des rois l'enfance condamnée, •

Votre époux , qu'à la mort un mot peut arracher, Les honneurs les plus hauts tout prêts à le chercjier, Le destin de son fils, le vôtre, le mien même, Tout dé|tendra de vous , puis(pie ei^lip je vpu? ajmçi. Oui, je vous aime encor : mais ne présumez pa? D'armer contre mes vœux l'orgueil do vos 9PP45; Gardez- vous d'insulter à l'excès de faiblesse Que déjà mon courroux reproche ànja lendress^. C'est un danger pour vous que l'aveu <|ue je fais : Tremblez de mon amour, treniblez de mes bienlait^ Mon âme à la vengeance est trop accoijtuniQc;

Et je vous punirais de vous avoir aimée. Pardonnez : je menace encore en soupirant ; Achevez d'adoucir ce courroux qui se rend : Vous ferez d'un seul mot le sort de cet empire ; Mais ce mot important, madarhe, il faut le dire : Prononcez sans tarder, sans feinte, sans détour, Si je vous dois enfin ma haine ou mon amour,

IDAMÉ

L'une et l'autre aujourd'hui serait trop condamnable; Votre haine est injuste , et votre amour coupable ; Cet amour est indigne et de vous et de moi : Vous me devez justice; et si vous êtes roi. Je la veux, je l'attends pour moi contre vous-même. Je suis loin de braver votre grandeur suprême; Je la rappelle en vous, lorsque vous l'oubliez ; Et vous-même en secret vous me justifiez.

GENGIS

Eh bien! vous le voulez; vous choisissez ma hame; Vous l'aurez, et déjà je la reiiens à peine : Je ne vous connais plus; et mon juste courroux Me rend la cruauté que j'oubliais pour vous. Votre époux, votre prince, et votre fils , cruelle. Vont payer de leur sang votre fierté rebelle. Ce mot que je voulais les a tous condamnés ; C'en est fait, et c'est vous qui les assassinez.

IDAMÉ

Barbare !

GENGIS

Je le suis ; j'allais cesser de l'être : Vous aviez un amant, vous n'avez plus qu'un maîtro Un ennemi sanglant , féroce , sans pitié , Dont la haine est égale à votre inimitié.

IDAMÉ

Eh bien ! je tombe aux pieds de ce maître sévère : Le ciel Va fait mon roi ; seigneur, je le révère : Je demande à genoux une grâce de lui.

GENGIS

Inhumaine, est-ce à vous d'en attendre aujourd'hui? Levez-vous : je suis prêt encore à vous entendre. Pourrai-je me flatter d'un sentiment plus tendre ' Que voulez-vous? parlez.

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