ACTE V, SCÈNE V
IDAMÉ
Seigneur, qu'il soit permis Qu'en secret mon époux près de moi soit admis , Que je lui parle.
CExNGlS.
Vous !
ID\MÉ
Écoutez ma prière.
Cet entretien sera ma ressource dernière ; Vous jugerez après si J'ai dû résister.
GENGIS
Non , ce n'était pas lui qu'il fallait consulter :
Mais je veux bienencor souffrir cette entrevue
Je crois qu'à la raison son âme enfin rendue
N'osera plus prétendre à cet honneur fatal
De me désobéir, et d'être mon rival.
Il m'enleva son prince , il vous a possédée .
Que de crimes! Sa grâce est encore accordée : I Qu'il la tienne de vous, qu'il vous doive son sort; I Présentez à ses yeux le divorce ou la mort :
Oui, j'y consens. Octar, veillez à cette porte.
Vous, suivez-moi. Quel soin m'abaisse et me transporte!
Faut-il encore aimer .^ est-ce là mon destin.?
(Il sort.) IDAMÉ.
Je renais , et je sens s'affermir dans mon sein Cette intrépidité dont je doutais encore.