ACTE TROISIEME
TANCRÈDE, suivi de deux écuyers qui portent sa lance, son écu , etc. ; ALDAMON.
TANCRÈDE
A tous les cœurs bien nés que la patrie est chère !
Qu'avec ravissement je reVois ce séjour !
Cher et brave Aldamon , digne ami de mon père ,
C'est toi dont l'heureux zèle a servi mon retour.
Que Tancrède est heureux! que ce jour m'est prospère!
Tout mon sort est changé. Clier ami, je te dois
Plus que je n'ose dire , et plus que tu ne crois.
ALDAMON.
Seigneur, c'est trop vanter mes services vulgaires , Et c'est trop relever un sort tel que le mien ; Je ne suis qu'un soldat , un simple citoyen.. .
TANCRÈDE
Je le suis comme vous : les citoyens sont frères.