‹ ThéatreChapitre 502 sur 520 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

ARGIRE, sur le devant ; AMÉNAÏDE, au fond , à qui l'on a ôté SCS fers.

AMÉNAÏDE, revenant à elle.

Ciel! que deviendra-t-il? Si l'on sait sa naissance , il est perdu.

ARGIRE.

Ma fille...

AMÉNA.ÏDE, appuyée sur Fanic, et se retournant vers son père.

Ah! que me voulez- vous. î* Vous m'avez condamnée.

ARGIRE.

0 destin en courroux !

Voulez-vous , ô mou Dieu -, qui prenez sa défense , Ou pardonner sa faute, ou venger l'innocence? Quels bienfaits à mes yeux daignez-vous accorder ? Est-ce justice , ou grâce? Ah ! je tremble et j'espère. Qu'as-tu fait? et comment dois-je te regarder? Avec quels yeux, hélas !

AMÉNAÏDE

Avec les yeux d'un père.

Votre fille est encore au bord de son tombeau. Je ne sais si le ciel me sera favorable : Rien n'est changé , je suis encor sous le couteau. Tremblez moins pour ma gloire, elle est inaltérable ; Mais si vous êtes père , ôtez-moi de ces lieux ; Dérobez votre fille , accablée , expirante,

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