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SCÈNE IV

TANCRÈDE, AMÈNAIDE , ALDAMON , FANIE, CHEVALIERS.

AMÉNAÏDE, arrivant avec précipitation.

O mon dieu tutélaire, Maître de mon destin , j'embrasse vos genoux.

(Tancrède la relève, mais eu se détournant.) Ce n'est point m'abaisser , et mon malheureux père A vos pieds, comme moi, va tomber devant vous. Pourquoi nous dérober votre auguste présence ? Qui pourra condamner ma juste impatience ? Je m'arrache à ses bras... Mais ne puis-je , seigneur, Me permettre ma joie, et montrer tout mon cœur? Je n'ose vous nommer... et vous baissez la vue... Ne puis-je vous revoir , en cet affreux séjour , Qu'au milieu des bourreaux qui m'arrachaient le jour? Vous êtes consterné... mon âme est confondue; Je crains de vous parler... Quelle contrainte, hélas ! Vous détourne/> les yeux... vous ne m'écoute/ pas.

TANCRÈDE, d'une voix entrecoupée.

Retournez... consolez ce vieillard que j'honore; D'autres soins plus pressants me rappellent encore. Envers vous, envers lui , j'ai rempli mon devoir, J'en ai reçu le prix... je n'ai point d'autre espoir : Trop de reconnaissance est un fardeau peut-être; Mon cœur vous en dégage... et le vôtre est le maître De pouvoir à son gré disposer de son sort. Vivez heureuse... et moi , je vais chercher la mort.

Ai2 TANCRÈDE.

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