‹ ThéatreChapitre 83 sur 520 · ACTE V, SC£NE II. US · texte numérisé non relu

ACTE V, SC£NE II. US

Vos licteurs insolents viennent de na'airêter : Est-ce mon maître ou moi que l'on veut insulter? Et chez les nations ce rang inviolable...

Plus ton rang est sacré , plus il te rend coupable ; Cesse ici d'attester des titres superflus.

ARONS

L'ambassadeur d'un roil...

BRtTtS.

Traître , tu ne l'es plus j Tu n'es qu'un conjuré paré d'un nom sublime, Que l'impunité seule enhardissait au crime. Les vrais ambassadeurs, interprètes des lois, Sans les déshonorer savent servir leurs rois ; De la foi des humains discrets dépositaires , La paix seule est le fruit de leurs saints ministères ; Des souverains du monde ils sont les nœuds sacrés , Et, partout bienfaisants , sont partout révérés. A ces traits, si tu peux , ose te reconnaître : Mais si tu veux au moins rendre compte à ton nmître Des ressorts, des vertus, des lois de cet État, Comprends l'esprit de Rome , et connais le sénat. Ce peuple auguste et saint sait respecter encore Les lois des nations , que ta main déshonore : Plus tu les méconnais , plus nous les protégeoos; Et le seul châtiment qu'ici nous t'im[)osons , C'est de voir expirer les citoyens perfides Qui liaient avec toi leurs complots parricides. Tout couvert de leur sang répandu devant toi, Va d'un crime inutile entretenir ton roi ; Et montre en ta personne , aux iieuples d'Italie , La sainteté de Rome et ton ignominie.

Qtfon l'emmène, licteurs.

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