Thébes; la gloire dún grand passé
Conservateur et Secrétaire des Musées Royaux du Cinquantenaire à Bruxelles, Professeur à lUmiversité de Liége, avec la
collaboration dd MARCELLE WERBROUCK
CHEZ VROMANT & C°, ÉDITEURS 3, RUE DE’ LA CHAPELLE, BRUXELLES Dépôt : 37, rue de Lille, Paris (vI1®)
IENAN, QUI VENAIT DE DÉCOUVRIR l'Egypte, écrivait en décembre 1864 au directeur de la «Revue des Deux Mondes » :
« Thèbes aux cent pylônes est le livre tou- Jours ouvert de cette triomphante histoire.
Je suis resté quatre Jours en cette bibliothèque sans égale, guidé par M. Mariette, mon admirable « exégète », d’obélisque en obélisque, de chapelle en chapelle. »
Depuis lors, les égyptologues se sont appliqués sans arrêt à déchiffrer quelques lignes de ce « livre ». Ils ont consacré de savantes études à l’éclaircissement de l’un ou l'autre « mot », fréquent ou rare, qui a retenu leur attention pendant qu’ils exploraient la « bibliothèque ». Combien de temps faudra-t-1l encore avant que quelqu'un soit assez savant et assez hardi pour éditer une transcription complète du grand « poème » dont les fragments sont gravés en mille endroits des ruines de Thèbes ? En attendant, 1l est bon, de temps à autre, de ramener l'attention du public sur son existence même. C’est le but de l’ouvrage édité par la Fondation Egyptologique Reine Élisabeth.
Sa réalisation matérielle n’a été possible que grâce à de nombreux efforts. Henri Naus bey, président de la Fondation, et nos compatriotes d'Égypte ont mis généreusement à la disposition de l’entreprise leur concours dévoué. La Fondation Universitaire a bien voulu accorder un subside pour la préparation immédiate du manuscrit. La correction des épreuves a été l’objet des soins
constants et attentifs de Mlle Marie Paul et de M. Jacques Lefranca.
Nous avons trouvé la plus grande obligeance auprès des personnes à qui nous avons demandé l’autorisation de reproduire des documents. Bien que la table des figures donne, dans chaque cas, l'indication de l’auteur de“la photographie, nous tenons à remercier particulièrement MM. Lythgoe, Jéquier et À. de Malander, les firmes Hinrichs et Morancé. Les photographes Gaddis et Seif, de Louxor, nous ont rendu un grand service en nous permettant de puiser largement dans leur belle série de documents sur les ruines de Thèbes.
Nous nous permettons de renvoyer d’une manière générale, pour les textes historiques utilisés sans références, au grand ouvrage du professeur J.-H. Breasted, « Ancient Records of Egypt ».
Nos lecteurs auront peine à deviner les difficultés que nos éditeurs MM. Vromant ont surmontées pour arriver à réaliser rapidement ce que nous demandions d’eux.