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dans la vallée du Nil ou, au contraire, ce qui semble plus probable, si les forteresses d'Asie étaient bâties sur le plan des édifices militaires d'Egypte. En tout cas, il est curieux de voir de quelle manière ingémieuse ce temple qui consacrait les victoires du roi, présente dès l’abord un aspect qui suggérait à l’esprit des exploits militaires. Nous savons déjà quelle est la signification des tableaux d’immolation qui décorent la façade. Sur les côtés, dans le passage même, le roi s’avance, traînant derrière lui les captifs, tandis que le dieu, venu à sa rencontre, lui présente, comme d'usage, le glaive recourbé.
L’architecte Hôlscher, qui a fait une étude approfondie de ce monument, croit avoir découvert la preuve de ce que les anciens Constructeurs ont cherché, par un subterfuge, à augmenter la profondeur apparente du passage (fig. 131). Le mur est coupé à droite et à
- - SES gauche par une niche FIG. 131. à que T° Capart:) MEDINET HABOU. au delà de laquelle le assage de l’entrée monumentale. : ns :
couloir se rétrécit ; le résultat aurait été une véritable illusion d’optique, facilitée par une habile disposition de groupes en saillies placés à une certaine hauteur sur la muraille et auxquels l’œil devait nécessairement s’accrocher. Si l'hypothèse de Hôlscher est exacte, elle révèle chez l’architecte du grand portail une science M des lois de l’optique.
Dans lenceinte de Medinet Habou, à la partie Nord-Est, un joli petit Fe du commencement de la xvirI® dynastie a été transformé par des additions d’époques diverses au point qu’il n’est guère possible d’en saisir l’économie primitive Gg. 133).1l représente cependant une construction d’un type exceptionnel qui mérite de retenir l’attention. En effet, c'était autrefois un édifice périptère. Composé d’une chapelle qui servait de reposoir des barques, il était ombragé par un toit débordant de tous les côtés et soutenu par une série de piliers carrés qu’une balustrade réunissait (fig. 134). L’édicule central était donc entouré d’un