DEIR EL MEDINEH. INTÉRIEUR
A. Mariette.)
après
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DU TEMPLE PTOLÉMAIQUE.
motifs découpés rappellent le sistre de la déesse Hathor. Au fond s’ouvre le sanctuaire flanqué de deux salles.
Au point de vue architectural, tout semble parfait à Deir el Medineh ; aussi éprouve-t-on une certaine surprise à constater la vulgarité des bas-reliefs et le laisser-aller des inscriptions hiéroglyphiques. C’est le cas de répéter ce que Champollion écrivait à sa première visite du temple de Dendéra : « Je vis dès lors que j'avais sous les yeux un chef-d'œuvre d'architecture, couvert de sculptures de détail du plus mauvais style. N’en déplaise à la Commission d'Egypte, les bas-reliefs de Dendéra sont détestables, et cela ne pouvait être autrement : ils sont d’un temps de décadence. La sculpture s’était déjà corrompue, tandis que l'architecture, moins sujette à varier puisqu'elle est un art chiffré, s'était soutenue digne des dieux de l’Egypte et de l’admiration de tous les siècles (28). »
« Moins sujette à varier, » dit Champollion de l’architecture, et cependant Deir el Medineh nous montre un élément que nous chercherions en vain dans les grands temples de l’époque du Nouvel Empire : le chapiteau floral composite de colonnes qui supportent le plafond du minuscule portique. Dans les grands édifices en pierre, ce chapiteau n’apparaît qu’à la basse-époque. Il est probable que ce sont les architectes saïtes qui, les premiers, ont fait passer ces | | formes de l’archi-
tecture éphémère aux constructions faites pour durer indéfiniment. On peut en voir de bons spécimens à.
Thèbes. Devant le pylône du temple de Ptabh Karnak, quatre colonnes sont plantées comme des bouquets que l’on aurait fichés en terre (fig. 136).
Il n’est pas impossible qu’elles aient été réunies.
à la partie supérieure par une FIG..134. - (Phot.J. Capart.) KarNak. Temple de Ptah. architrave et que