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ACTE III, SCÈNE V

ARCAS, à Achille.

Je ne vois plus que VOUS qui la puisse défendre.

j ACHILLE. ^

I Contre qui?

ARCAS

Je le nomme et l'accuse à regret.

Autant que je l'ai pu, j'ai gardé son secret. Mais le fer, le bandeau, la flamme est toute prête. 90$ Dût tout cet appareil retomber sur ma tête, Il faut parler.

CLYTEMNESTRE

Je tremble. Expliquez-vous, Arcas.

ACHILLE

..Qui que ce soit, parlez, et ne le craignez pas*.

ARCAS

Vous êtes son amant, et vous êtes sa mère :

Gardez-vous d'envoyer la princesse à son père. 910

CLYTEMNESTRE

Pourquoi le craindrons-nous?

ACHILLE

Pourquoi m'en défier?

ARCAS

m'attend à l'autel pour la sacrifier^

1 1. « C'est ainsi qu'Achille, dans l'Iliade, livre I, vers 85-91, exhorte jCalchas à parler hardiment, sans craindre Agamemnon lui-même. » Pote de M. P. Mesnard.) 2. Euripide :

11. IlatSa (jTjv TtaTT]p ô cpucraç auTo/sip [kéXkei '/.'zays.i^. K. IIw-;; àTCÉTCTua', w yspaiè,- jxûÔov ou yàp su cppovsrç.

IPHIGENIE.

ACHILLE

Luil

CLYTEMNESTRE

Sa fille!

IPHIG^NIE.

Mon père !

0 ciel! quelle nouvelle!

ACHILLE

Quelle aveugle fureur pourroit l'armer contre elle?

Ce discours sans horreur se peut-il écouter? giS

ARCAS

Ah! Seigneur, plût au ciel que je pusse en douter!

Par la voix de Galchas l'oracle la demande ;

De toute autre victime il refuse l'olfrande ;

Et les Dieux, jusque-là protecteurs de Paris,

Ne nous promettent Troie et les vents qu'à ce prix. 921

CLYTEMNESTRE

Les Dieux ordonneroient un meurtre abominable?

IPHIGÉNIE

Ciel! pour tant de rigueur, de quoi suis-je coupable*?

ndvx' è'xsir 'AQTs'ixtSi eucrsiv TratSa a-^v \jâX}.v, iraT-np. (883.)

« Le père va tuer sa fille de sa main. - Comment? Je repousse ceu, parole, vieUlard : tu n'es pas dans ton bon sens. - Il f^»^.^"^,^™ fer dans le cou blanc de l'infortunée.... Tu sais tout : ta fille doit etn sacrifiée à Diane par son père. » , . . n • imir Mi

1 « On poîirrait observer, disent Condorcet et Decroix dans leur edi tion de Voltaire i^Dict, phil., Art dram.), que dans une tragédie ou ui

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