ACTE III, SCÈNE V
y CLYTEMNESTRE.
Je ne m'étonne plus de cet ordre cruel Qui m'avoit interdit l'approche de l'autel.
IPHIGÉNIE, à Achille.
Et voilà donc l'hymen où j'étois destinée! 925
ARCAo.
Le Roi, pour vous tromper, feignoit cet hyménée. Tout le camp même encore est trompé comme vous*.
CLYTEMNESTRE
Seigneur, c'est donc à moi d'embrasser vos genoux.
père veut immoler sa fille pour faire changer le vent, à peine aucun ^ des personnages ose s'élever contre cette atroce absurdité. Clytemnestr© seule prononce ces deux vers '
Le ciel, le juste ciel, par le meurtre honoré, Du sang de l'innocence est-il donc altéré? (IV, iv.)
« ... Mais Racine, en condamnant les sacrifices humains, eût craint de manquer de respect à Abraham et Jephté. » Non, mais Racine, étant poète de théâtre, s'est gardé d'appuyer sur l'atrocité, invraisemblsible plus encore que révoltante pour son public, d'un événement sur lequel repose toute la pièce.