Le vieil Horace disait à Valérc {Horace, v
Qui le fait se charger du soin de ma famille? Qui le fait, malgré moi, vouloir venger ma fille?
IPHIGÉNlb.
AGAMEMNO>'.
Vous, qui de l'Asie embrassant la conquête, Querellez tous les jours le ciel qui vous arrête ; Vous, qui vous offensant de mes justes terreurs, Avez dans tout le camp répandu vos fureurs. Mon cœur pour la sauver vous ouvroit une voie ; i365 Mais vous ne demandez, vous ne cherchez que Troie. Je vous fermois le champ où vous voulez courir. Vous le voulez, partez : sa mort va vous l'ouvrir.
ACHILLE
Juste ciell Puis-je entendre et souffrir ce langage?
Est-ce ainsi qu'au parjure on ajoute l'outrage? iS;©
Moi, je voulois partir aux dépens de ses jours ?
Et que m'a fait à moi cette Troie où je cours ?
Au pied de ses remparts quel intérêt m'appelle?
Pour qui, sourd à la voix d'une mère immortelle,
El d'un père éperdu négligeant les avis, 1375
Vais-je y chercher la mort tant prédite à leur lils?
Jamais vaisseaux partis des rives du Scamandre
Aux champs thessahens osèrent-ils descendre?
Et jamais dans Larisse un lâche ravisseur
Me vint-il enlever ou ma femme ou ma sœur? i38o
Qu'ai-je à me plaindre ? Où sont les pertes que j'ai faites?
Je n'y vais que pour vous S barbare que vous êtes,
1. Que pour vous. Cette scène est imitée d'Homère {Iliade, ch. 1; Achille dit (v. Io2-lo8) :
00 yàp svà) Tpwwv è'vEx' f,).u0ov a 1/ [XTjTawv Scupo [Xa/Tjîrdtxcvo;;- èr.îl oyxi [xo'. oLi'Z'.Qi eî^'.v 00 yàp Troj-îTOT' èiià; ^ou:; f/acav, O'jSè aèv ïitiro'j;, oùSé r.Qz' £v tl>6'/f\ èpiêwAaxi PwTiavsLpTj xap-îTÔv £5T,XT;aavT0....
'AXkà (joi, Ci) fxéy' dvai6è;, 6t[x' éairojxeÔ', ô'^-a tj yoLipr^q.
« Ce n'est pas à cause des belliqueux Troycns qu». je suis venu ici, pour lèç combaUre •. car ils ne m'ont rien fait. Janiô 's ils n'ont pris