Euripide
E'j6'j; Se 'ita)>vOt<; 5stvôç IfxirfTVSt cpoêoç* (1218.) ai 6' sv3a%oûcrai aTOfxta 'TruptvevTi yvaOjiotç
ou6' ÎTriroSéarpLwv outs xoXXtjtwv o^wv [XSTaTTpé'fOuaai. (1225-1226.)
« Aussitôt un étmnge effroi saisit les juments, et, mordant le frein étincelant, elles emportent le char, sans plus obéir à la main, ni aux rênes, sans souci du char qu'elles traînent. »
Sénèque :
... Solus immunis metu Hippolytus ar^ctis continet frenis equos^ Pavidosque notse vocis hortatu ciet.,.. (1051-3.) Et torva {bellua) currus anie trépidantes stetit. Contra feroci gnatus insurgens minax Vultu nec or a mutât et magnum intonat.... (1060-62.) Inobsequentes protinus frenis equi Rapuere currum : jamque deerrantes via^ Quacumque pavidos rapidus evexit furor^ Mac ire pergunt, seque pjer scopulos agunt, (1065-68.)
K Seul Hippolyte est sans crainte : il ramasse les rênes et retient ses chevaux : sa voix connue leur parle et calme leur épouvante. Mais le nonstre farouche s'arrête devant l'attelage effrayé.... Alors ton fils, nenaçant, fier, se dresse ; il ne change pas de visage ; il pousse un jrand cri.... Les chevaux n'obéissent plus au mors, ils empo tent le îhar : ils quittent la route, et, partout où les pousse leur effroi violent, Is se précipitent, et se jettent dans les rochers. » .3. Euripide (1226-31) et Sénèque (1074-78) décrivent la poursuite du nonstre ; Racine y substitue un Dieu : est-ce Quinault qui lui a donné
PHÈDRE
L'essieu cric et se rompt. L'intrépide Hippolyte
Voit voler en éclats tout son char fracassé ;
Dans les rênes lui-même il tombe embarrassé.
Excusez ma douleur. Cette image cruelle iSi
Sera pour moi de pleurs une source éternelle.
J'ai vu, Seigneur, j'ai vu votre malheureux fils
Traîné par les chevaux que sa main a nourris.
11 veut les rappeler, et sa voix les effraie M
Ils courent. Tout son corps n'est bientôt qu'une plaie-.
ridée de faire jouer l'imagination du peuple éprise de merveill'^u^ (Cr. p. 763).
1. Euripide (1240) donne les cris d'Hippolyte arrêtant ses chevaux StTjT', (û oàTvaitj'. TaLç siiai:; T£epaijL{j.£va'.. « Arrêtez, vous que j' nourries dans mes écuries. » Cette dernière expression a été utilisée m Racine au vers 1548.