ACTE Y, SCÈNE Vî
De nos cris douloureux la plaine retentit. - ; \
Leur fougue impétueuse enfin se ralentit:
Ils s'arrêtent, non loin de ces torabeaux antiques
Où des rois ses aïeux sont les froides reliques.
J'y cours en soupirant, et sa garde me suit. i555
De son généreux sang la trace nous conduit :
Les rochers en sont teints; les ronces dégouttantes
Portent de ses cheveux les dépouilles sanglantes*.
une partie de mon corps qu'on puisse reconnaître : tout n'est pluè qu'une plaie. »
Sénèque :
Prseceps in ora giiaius, implicult cadens
Laqueo tenaci corpus... (1082-3.)
Sensere pecudes facinus^ et curru leviy
Dominante nullo, qua timor jussit ruant.
Late cruentat arva^ et illisum caput
Scopulis résultat^ auferunt dumi corpus^
Et ora dîirus puïchra populaiur lapis A
Peritque miilto vidnere infellx décor. (1090-3.)
« Ton fils tombe en avant, et s'embarrasse dans les liens inextricables des rênes.... Les chevaux sentent l'accident, ils emportent le char plus léger, et, n'étant plus gouvernés, ils vont où l'effroi les pousse.... Hippolyte arrose la terre de son sang : sa tête se heurte et se fracasse contre les rochers; son corps reste par lambeaux aux ronces; les dures pierres meurtrissent son gracieux visage. Sa funeste beauté périt par mille plaies. »