PROLOGUE
Et brarant du démon Fimpuissant artifice,
De la religion soutient tout Tédifice. 4o
Grand Dieu, juge ta cause, et déploie aujourd'hui
Ge bras, ce même bras qui combattoit pour lui,
Lorsque des nations à sa perte animées
Le Hhin vit tant de fois disperser les armées*.
Des mêmes ennemis 2 je reconnois Torgueil; 45
Ils viennent se briser contre le même écueil.
Déjà, rompant partout leurs plus fermes barrières,
Du débris de leurs forts il couvre ses frontières'.
Tu lui donnes un fils* prompt à le seconder, 5o Qui sait combattre, plaire, obéir, commander; Un fils qui, comme lui, suivi de la victoire. Semble à gagner son cœur borner toute sa gloire; Un lils à tous ses vœux avec amour soumis, L'éternel désespoir de tous ses ennemis. Pareil à ces esprits que ta Justice envoie, 55 Quand son roi lui dit : « Pars », il s'élance avec joie, Du tonnerre vengeur s'en va tout embraser, Et tranquille à ses pieds revient le déposer «
1. Allusion à la guerre de Hollande, qui se termine à la paix de
Mimègue (1678). , , „ ^ - * j
«> Guillaume d'Orange, stathouder de Hollande, récemment devenu roi d'Angleterre, l'électeur de Brandebourg, et divers princes allemands, la maison d'Autriche (l'Empereur, et l'Espagne, maîtresse des Pays-Bas). , .