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ACTE I, SCÈNE lî

Et poursuivoit le cours de ses assassinats.

Joas, laissé pour mort, frappa soudain ma vue.

Je me figure encor sa nourrice éperdue,

Qui devant les bourreaux s'étoit jetée en vain,

Et foible le tenoit renversé sur son sein.

Je le pris tout sanglant. En baignant son visage,

Mes pleurs du sentiment lui rendirent l'usage;

Et soit frayeur encore, ou pour me caresser',

De ses bras innocents je me sentis presser.

Grand Dieu, que mon amour ne lui soit point funeste.

Du fidèle David c'est le précieux reste* :

Nourri dans ta maison, en l'amour de ta loi,

Il ne connoît encor d'autre père que toi.

Sur le point d'attaquer une reioe homicide,

A l'aspect du péril si ma foi s'intimide.

Si la chair et le sang, se troublant aujourd'hui,

Ont trop de part aux pleurs que je répands pour lui,

Conserve l'héritier de tes saintes promesses.

Et ne punis que moi de toutes mes foibiesses.

JOAD

Yos larmes, Josabet, n'ont rien de criminel; Mais Dieu veut qu'on espère en son soin paternel. Il ne recherche point, aveugle en sa colère. Sur ie fils qui le craint l'impiété du père ^, Tout ce qui reste encor de fidèles Hébreux

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