LA MÊME VOIX
Des mers pour eux il entr'ouvrit les eaux, J'un aride rocher fit sortir des ruisseaux.
1. L'Acadpmie avait bien rnison de voir'îà une pensée toute chr<^tienne. Mais, comme dans l'ancienne loi tout est fipure, de même la jeune Israélite, en annonçant l'Enrharistie. romprf»nd seulement que Dieu s'est donné au peuple élu, en lui donnant sa loi.
ATHALIE
Il nous donne ses lois, il se donne lui-même.
Pour tant de biens, il commande qu'on Taime *.
LE CHŒUR
0 divine, ô charmante loi ! ^^'^ Que de raisons, quelle douceur extrême D'engager à ce Dieu son amour et sa foi !
UNE AUTRE VOIX seule.
Vous qui ne connoissez qu'une crainte servile. Ingrats, un Dieu si bon ne peut-il vous charmer? Est-il donc à vos cœurs, est-il si difficile 365 Et si pénible de l'aimer ?
L'esclave craint le tyran qui l'outrage ; Mais des enfants l'amour est le partage. Vous voulez que ce Dieu vous comble de bienfaits,
Et ne l'aimer jamais * ? 370
TOUT LE CHŒUR
0 divine, ô charmante loi !
0 justice ! ô bonté suprême !
Que de raisons, quelle douceur extrême D'engager à ce Dieu son amour et sa foi î
1. DUujes Dominum. tuum ex coco corae tuo et ex totn anima tua et ex iota fortitudine tua. {Deutér.^ \l, « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton esprit, de toute ton âme et de toute ta force. »
2. Ces deux vers, qui rompent l'alternance des rimes féminines et masculines, manquent dans les éditions de 1691 et 1692 : ils ne paraissent qu'en 1697. On a vu là une apostrophe aux Jésuites : voyez i'Épître de Boileau sur l'Amour de Dieu, composée au même temps.
FIN DU PREMIER ACTE