SCÈNE IV AGAMEMNON, ULYSSE, EURYB^TE
EURYBA.TE.
Seigneur....
1. Le mot image désigne ici un spectacle présent sous les yeuxw
2. Racine a imité Rotrou dans ce passage, dit M. Paul Mesnard. U s'en est inspiré tout au plus, mais il s'est souvenu plutôt de la légende selon laquelle, Ulysse ayant contrefait l'insensé pour éviter de partir avec les Grecs, Palamède plaça devant , lui, tandis qu'il labourait, son jeune fils Télémaque : Ulysse en l'apercevant arrêta la charrue, et sa feinte fut découverte.
3. Un commentateur du xviii» siècle a jugé que ce détour d'Agamemnon, qui a pris des mesures pour empêcher sa fille de venir, est une jyetitesse. Cela est possible ; mais les grands hommes même usent souvent de petits moyens. Agamemnon est père, mais il est ambitieux, , et il voudrait sauver sa fille sans se compromettre.
IPHIGENIE.
AGAMEMNON
Ah ! que vient-on me dire ?
EURYBATE.
La Reine, dont ma course a devancé les pas,
Va remettre bientôt sa fille entre vos bras. 34o
Elle approche. Elle s'est quelque temps égarée
Dans ces bois qui du camp semblent cacher l'entrée.
A peine nous avons, dans leur obscurité.
Retrouvé le chemin que nous avions quitté.
AGAMEM.NON.
Ciel!
EURYBATE.
Elle amène aussi cette jeune Ériphile 345 Que Lesbos a hvrée entre les mains d'Achille, Et qui de son destin, qu'elle ne connoît pas, Vient, dit-elle, en Auhde interroger Calchas. Déjà de leur abord la nouvelle est semée* ; Et déjà de soldats une foule charmée, 35o Surtout d'Iphigénie admirant la beauté,